Aux origines de la magical girl

Les magical girls sont un monument de la japanimation ! Ces filles aux pouvoirs magiques enchantent régulièrement les écrans et font rêver les enfants. Une simple formule magique, une transformation et le tour est joué ! Pourtant cela n’a pas toujours été le cas et Tokonoma vous propose aujourd’hui de découvrir comment les magical girls sont devenues des stars de l’animation japonaise.

Une magical girl, qu’est-ce que c’est ?

De manière simple et si l’on traduit littéralement, les magical girls sont des « filles magiques ». Donc on pourrait croire que n’importe quelle héroïne usant de magie en est une. Mais non. Si au départ rien ne venait définir les règles de la magical girl qui usait comme elle le souhaitait de ses pouvoirs innés, aujourd’hui elle doit suivre plusieurs points particuliers comme la maîtrise d’un pouvoir temporaire, la présence d’un objet magique, la possibilité de se transformer, porter un costume coloré et être accompagné d’une mascotte. Voilà tous les ingrédients actuels de la magical girl qui reste avant tout une adolescente qui sauve la veuve et l’orphelin. Une héroïne et un modèle pour les téléspectatrices !

Avant la baguette magique venait le balai

Si aujourd’hui la magical girl rime avec la magicienne qui se transforme pour lutter contre les forces du mal à l’aide de sa baguette magique, il en était autrement par le passé… Au début il n’existait même pas de jeunes magiciennes, uniquement des petites filles sorcières, les mahô shôjo ! C’est la série Sally la petite sorcière produite par le studio Toei animation (connu pour Dragon Ball, Sailor Moon) et animée en partie par Hayao Miyazaki qui a fait naître la première vague de magical girls sur les écrans. A la suite du succès de cette série, le studio a créé tout un genre de dessins animés qu’ils ont baptisés les magical girls. Ici, pas de transformation ou de baguette magique, seulement des petites filles dotées de magie ! Bien que plusieurs productions aient vu le jour par la suite, la première vague reste peu connue du grand public… Quelques séries sont tout de même arrivée sur les télévisions françaises comme Caroline (Himitsu no Akkochan en version originale) ou encore Cutey Honey (Cherry Miel en France). Cette série est également le parfait exemple pour illustrer plus en profondeur quel rôle a une magical girl, rôle qui va évoluer avec les générations de magical girls qui vont suivre.

Cosplay de Cutey Honey. Photo prise au Katsukon par Rod Speed. Image libre de droit. Flickr

Baguette magique et transformation

Les mahô shôjo n’ont pas été suffisamment vendeuses au point que le studio qui avait créé le concept a décidé de ne plus en produire après la fin des années 70. C’est donc chez la concurrence qu’a germé la deuxième vague de magical girls beaucoup plus connue ! L’une des nouvelles figure de ce type de dessins animés japonais est Gigi qui est à l’origine de nombreuses nouveautés. Les jeunes filles n’ont plus des pouvoirs innés mais qui sont généralement conférés par un objet magique ou bien par une mascotte. C’est également grâce à elle que la célèbre transformation qui avait commencé avec Cutey Honey s’est très vite popularisée. La transformation est alors perçue comme une métaphore, faisant grandir artificiellement une enfant pour que cette dernière, une fois devenue « adulte », puisse résoudre un problème trop grand pour la petite fille qu’elle est. La magical girl est donc à la fois une femme forte et émancipée et également une femme sage et avisée…

Les jeunes filles ne sont plus des sorcières mais bien de petites magiciennes avec un costume qui leur est propre ! Cette deuxième vague est aussi connue sous le sobre nom des magical girls solo et possède son lot d’héroïnes iconiques comme Emi, Creamy, Susy ou Vanessa. Les plus récentes restent Princesse Tutu ou Sakura, la chasseuse de cartes ! C’est cette dernière qui a su le plus jouer avec les codes de la magical girl et qui a remis au goût du jour la magical girls solo qui avait jusqu’alors presque disparue. La chasseuse de carte a changé une vision qui n’avait pas été altérée depuis plus de 20 ans !

Les magical girls existent encore de nos jours mais les scénaristes ont voulu diversifier encore plus la recette de la petite fille magique. Parallèlement à la deuxième vague, une toute nouvelle génération a alors vu le jour avec Sailor Moon et les magical sentai. Allez les filles, transformation !

En savoir plus :

Image à la une : Chibiusa, Mercury, Mars, Venus, Saturn, Jupiter, Uranus, Tuxedo Mask et Sailor Moon. Image libre de droit. Photo de Rob Speed disponible sur Flickr.

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