La magical girl d’aujourd’hui, magie de groupe

Cosplay de Chibiusa, Mercury, Mars, Venus, Saturn, Jupiter, Uranus, Tuxedo Mask et Sailor Moon. Photo de Rob Speed disponible sur Flickr.

La magical girl d’aujourd’hui n’est plus la même que par le passé… Précédemment, nous avons vu le passage des petites sorcières qui jetaient des sorts pour envoûter les téléspectateurs aux petites magiciennes. Mais aujourd’hui, rien n’est plus pareil ! De solo à groupe, les magical girls se démultiplient !

L’avènement du magical group : Sailor Moon

Peu à peu, les magical girls ont commencé à perdre de leur superbe aux yeux des producteurs qui se sont légèrement éloignés du genre. C’est alors qu’arriva un OVNI pour l’époque, Sailor Moon ! Ce nouveau titre créé par la mangaka Naoko Takeuchi a commencé sa légende en 1992. L’histoire débute par l’arrivée sur Terre d’une chatte extraterrestre, Luna, qui est à la recherche d’une guerrière pouvant se battre contre les forces du mal. Elle fait alors la rencontre de Usagi (Bunny Rivière en version française) qui va devenir la célèbre justicière en marinière (sailor fuku, un uniforme des écolières japonaises). Sailor Moon embrasse les bases de la magical girl classique mais va aussi la faire évoluer… notamment avec l’introduction de plusieurs personnages féminins qui vont devenir d’autres guerrières ! Avec l’arrivée de Mercury puis Mars dans l’équipe, les magical sentai prennent réellement vie.

Le terme sentai, qui désigne les groupes ou les escadrons militaires, provient des productions « super sentai », les super-héros japonais. Ils se caractérisent par un groupe de personnages en combinaison colorée, incarnés avec brio par les figures des Power Rangers ! Sailor Moon a repris ce code couleur pour ses héroïnes, et l’inscrit durablement dans la définition des prochains magical sentai. Autre code qui est né avec ce titre ce sont les pouvoirs différents de chaque personnage féminin, ce qui permet de les mettre en avant lorsque cela est nécessaire au scénario. Cette individualité est renforcée par des tenues assorties et spécifiques à chaque héroïne, permettant de bien les différencier les unes des autres !

Les magical groups d’aujourd’hui : entre copie et réinvention

Les différentes héroïnes du film Dokidoki Pretty Cure! The Movie Memories of the Future. Image libre de droit. Wikimedia Commons. Photo prise par Dick Thomas Jonhson lors du 26ème Tokyo International Film Festival.

De nombreuses licences à succès ont suivi les pas de Sailor Moon et ont très vite fait fleurir de nombreuses héroïnes aux costumes chatoyants. Parmi ces dernières, certaines ont bercé l’enfance de téléspectateurs ; les plus jeunes ont sans doute ri avec les bêtises des sorcières de Magical DoReMi. Ces dernières incarnent une sorte de mélange entre la magical girl actuelle et les traits originels de la petite sorcière. Ce curieux syncrétisme lui confère une place à part dans le genre. Il en va de même pour la série Chocola et Vanilla, qui a recours au même profil de protagonistes pour protéger le monde des humains. Bien que différentes du reste des magical girls, ces deux séries sont le plus simple accès au genre, faisant naître la passion de la magie et des transformations.

Le style des petites magiciennes a connu de nombreuses séries à succès dont l’une des plus lucratives aujourd’hui est Pretty Cure. Le public français n’en a peut-être pas beaucoup entendu parler mais au Japon, c’est un phénomène ! La preuve en est qu’elles ont été choisies pour faire partie des égéries sélectionnées pour représenter le Japon aux prochains Jeux Olympiques de Tokyo, aux côtés d’autres licences comme Naruto ou Sailor Moon.

Madoka Kaname & Mami Tomoe / Puella Magi Madoka Magica. Photo de Lucius Kwok disponible sur Flickr.

Mais un phénomène marque le style magical girl aujourd’hui… la déconstruction du genre ! Il existe alors trois alternatives : soit en les changeant en guerrières armées ; soit en parodiant le genre ; soit encore en les transportant dans un monde horrifique. Les sagas à succès contemporaines font partie de cette dernière sous-catégorie ! C’est en assombrissant l’ambiance à son paroxysme que sont nés les films ainsi que l’anime Puella Magi Madoka Magica et ses héroïnes colorées qui se confrontent à des sorcières et des créatures cauchemardesques.

Les auteurs ont voulu reproduire ce succès avec le très particulier Magical Girl of the End qui mélange l’ambiance sinistre, les armes et la parodie. Le rire est au rendez-vous tout comme dans la série suivante : Magical Boy… Ici, les jeunes magiciennes sauvant la Terre deviennent de grands hommes virils à la musculature exacerbée. La parodie semble bien partie pour continuer de nombreuses années !

Les genres et sous-genres se succèdent et se diversifient au point qu’aujourd’hui la magical girl reste une valeur sûre de la japanimation et des mangas. Cette démultiplication des magiciennes va même au-delà de la simple histoire où il s’agit de protéger la Terre ou l’être aimé. Les magiciennes sont un véritable modèle pour tous ! Les petites filles comme les petits garçons peuvent s’en inspirer pour grandir et s’épanouir. Ainsi autant une parodie qu’un hommage, les magical boy commencent à apparaître sur les écrans ! Le genre magical n’a plus de limites !

Image à la une : Cosplayeuses de Puella Magi Madoka Magica. Photo de Japanexpertena.se. Flickr

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